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Comprendre et Agir

Accueil > Comprendre et Agir > Entretenir les cours d’eau

La ripisylve, en augmentant la rugosité du lit, permet de diminuer les vitesses moyennes d'écoulement, et donc de ralentir la propagation des crues. La ripisylve permet par ailleurs de limiter les vitesses des eaux de débordement et ainsi de réduire les dommages dans le lit majeur. Le système racinaire des arbres constitue, par effet d’ancrage, un moyen de lutte contre les érosions de berge.

Mais l’arrachement pendant la crue des arbres fragiles peut contribuer à accentuer le risque inondation ce qui implique une gestion spécifique des embâcles et des arbres déstabilisés dans les zones à risque.

La gestion de la ripisylve (restauration, plantation) contribue également à améliorer la qualité des eaux et du milieux. Elle participe à une certaine gestion des écoulements.

En effet :

  • la ripisylve constitue une véritable zone tampon entre les activités humaines et la rivière. Elle joue un rôle important de filtre vis-à-vis de plusieurs éléments (phosphates, nitrates, matières organiques...) et participe aux processus d’autoépuration naturelle ;
  • la végétation en bordure des cours d’eau participe à la diminution du ruissellement, comme toutes les haies : les parties aériennes créent un obstacle physique à l'écoulement des eaux. Ce freinage est d'autant plus important que la ripisylve est large ;
  • les plus grosses racines facilitent l'infiltration de l'eau vers la nappe, en créant des écoulements préférentiels le long de leur axe ;
  • l’ombrage qu’elle offre limite le réchauffement des eaux et le développement des algues, ce qui contribue à la préservation de l’écosystème ;

Cette végétation doit être gérée en fonction des enjeux de chaque secteur : les secteurs urbains sont plus sensibles au risque inondation et la végétation doit être entretenue avec plus d’intensité que dans les zones naturelles où l'absence d'intervention est préférable.

L’écosystème rivière était par le passé entretenu majoritairement par les riverains, pour beaucoup agriculteurs qui s’étaient historiquement adaptés à leur environnement : les zones inondables étaient laissées en prairies et les troupeaux se nourrissaient de cette végétation dynamique. Les mutations du monde rural ont provoqué l’abandon de cet entretien.

La gestion des abords des cours d’eau vise aujourd’hui à préserver les fonctions naturelles de ce milieu riche et utile, en intégrant les contraintes liées au risque inondation : c’est l’objectif de la « gestion équilibrée ».